Les polarités — Fragment d’un équilibre fécond
De même nature.
Deux chats courant la même souris.
Elles se repoussent.
Opposées, elles s’attirent.
Le pôle Nord et le pôle Sud.
Si la Terre est ronde, c’est autre chose.
Tu lances et puis…
Gravitation.
L’aimant, l’amant.
Un peu pareil,
pas le même domaine.
Ces forces nous imprègnent et nous entourent.
Impalpables.
On ne les voit pas, alors on les oublie.
Matériel
On apprend bien sa leçon.
Comme il a dit lui.
On cherche la matière.
Et on oublie de ressentir.
Puis, un beau jour…
On se trouve face à l’opposé… ée.
Et dans la seconde, les certitudes s’effondrent.
L’aimant, ici, c’est l’amour.
Quelle matière donne naissance à l’amour ?
Qu’est-ce qui fait que des lieux, des êtres, des mots, des chiffres ou des concepts, instinctivement, s’attirent et se repoussent ?
Cette inconnue, présente partout, ne serait-elle pas capable d’agir sur nous ?
La Lune, si petite et lointaine soit-elle, fait monter ou descendre le niveau de l’eau de plusieurs mètres à Saint-Malo.
Elle est partout.
Occupe le vide.
Et là, je saute de joie.
En ce moment, c’est la machine.
Elle va tout prendre, nos jobs, la terre et nos amours.
Matériel
On s’accroche.
Petit, je n’aimais pas les jouets,
Ils dormaient dehors.
Et très vite, dépérissaient.
Essaie avec ta voiture, ton ordi ou n’importe quel jouet.
Sans toi, ils n’existent pas.
Pas longtemps.
Matériel
Ne serait-ce que ça, le monde ?
Nuance
Ce que nous ressentons,
lorsque nous n’utilisons pas l’essentiel de notre énergie à le masquer,
fait de nous plus que des machines.
Différents
Par millions.
On se complète.
On se repousse.
On s’attire.
On s’aime.
On se désespère.
Et là, le monde s’éclaire.
Nuance
Tente de faire des trous dans du béton avec un clou et un marteau.
Là, c’est mieux avec la machine.
Le problème, c’est qu’elle chauffe.
Si on ne veut pas se brûler,
pas trop faire chauffer.
Trouver l’équilibre
Comme en vélo.
Comme en amour.
Comme pour marcher.
L’humour.
Pour se relever.
La joie.
Goûter.
Ce qu’on ressent.
Pour avancer.
Communiquer
Les baleines sont capables de s’envoyer des signaux à des milliers de kilomètres.
Et nous, côte à côte, on ne sait plus se parler.
Le téléphone, c’est terminé.
Pourtant...
La langue, on l’a toujours.
Le corps.
Les yeux.
Les oreilles.
Le cœur aussi ?